Il n'y a pas si longtemps une personne m'a avouer quelque chose : il n'allait pas bien, pour se soulager il extériorisait sa douleur.
Au début je pensais qu'il parlait de crier un bon coup ou de se défouler sur un punching-ball.

Perdu. Il s'automutilait.

Quel choc ! Pourquoi faisait-il ça ? Sur le magasine d'une amie, une personne avouait s'automutiler, la psychologue se contentait d'expliquer pourquoi elle faisait ça.

En faisant une recherche sur internet j'ai vu qu'il y avait des milliers de façons de s'automutiler, bon sang, c'est horrible. Brûlures de cigarettes, cuter, ciseaux, même la rape à fromage y passe... Où vont-ils chercher cette imagination débordante pour pouvoir se faire du mal ?

Pourquoi ces gens sont-ils mazochistes au point de ressentir du bien en se faisant saigner, EN QUOI CELA LES SOULAGENT ?

Doctissimo reste plutôt "flou" sur les raisons d'une automutilation, du moins, il en cite plusieurs :
-envie de se réaproprier son corps (j'en parlerais un peu plus tard)
-besoin d'un contrôle de ses émotions.

Selon doctissimo un adolescent qui ne maîtrise plus ses émotions (peur, angoisse, honte) a besoin de retrouvé immédiatement un contrôle. Ce qui veut dire qu'il s'automutile pour maîtriser une émotions, parce qu'en se faisant du mal il comprendra pourquoi il a mal, ce sera une émotion qu'il se sera infligé, qu'il comprendra. Alors que le peur, ou la honte, ne s'est pas définie en lui par sa volonté.

De plus, l'automutilation parle d'adolescents, pourquoi uniquement les adolescends ? Est-ce que celà ne touche vraiment que les adolescents ?
Psychologies.com parle d'un 'mal dans sa peau', du fait que la peau devienne une barrière à notre corps et doctissimo parle d'un desoin de se réaproprier son corps. Donc, ça se rejoint.

De se réaproprier son corps... j'ai trouvé ça super interressant, mon ami est un garçon, cependant l'automutilation est plus un phénomène féminin que masculin, pour rajouter à celà on parle d'adolescent, or c'est à l'adolescence que le corps féminin change, c'est à l'adolescence qu'il prend ses formes...et ses rondeurs !!

Psychologies.com nous précise que les phénomènes de boulimie et d'anorexie sont souvent ajouter à l'automutilation, ce qui se rejoint ! Quand le corps prend les rondeurs de l'adolescence il n'est pas rare de voir multiple adolescentes devenir alors anorexique ! Ou faire des crises de boulimie "je suis grosse ? Alors je vais mangé comme une grosse !", c'est un résonnement qui les fait, soit grossir parce que c'est une boulimie simple, soit regretter leur geste. Et quand elles regrettent soit elles vomissent, soit elles se tailladent les veines.

Mais, contrairement au témoignage de la psychologue ou de mon ami doctissimo ne parle pas de ce besoin d'éxtérioriser ce mal être, il parle d'un besoin de contrôle.
La psychologue, elle, nous parle du fait que le sang que l'on voit sortir et qui nous fait mal passe de la peau à l'extérieur, on l'identifie donc à notre douleur intérieur, puisque, ça aussi, ça nous fait mal.

Quoi qu'il en soit l'automutilation révèle un mal-être. Oui mais lequel ? Je trouve que ça revient exactement au phénomène de la cigarette, beaucoup de mal pour un peu de bien.

Que ça soit par une souffrances psychologiques trop fort et le besoin de sortir cette souffrance à l'extérieur du corps, ou que ce soit un besoin de se "réaproprier son corps" je restes largué. Pourquoi en arriver là ? Il y a un tas d'autres solutions ! Je ne vois pas comment se taillader les veines pourrait modeler le corps selon le désir de l'actionnaire, ni comment ça pourrait supprimer les douleurs psychologiques même si ça ne soulage qu'un moment.

L'automutilation, drôle de façon d'extérioriser sa douleur...

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